Mon enfance

Il m'a fallu quelques années depuis la création de mon site internet avant d'oser me présenter complètement. Oser vous partager qui je suis, mon chemin, mes blessures profondes et ce que mon processus de résilience me permet de vous proposer aujourd'hui.

J'ai commencé cette vie avec une blessure inconsciente, celle des jumeaux perdus, un frère et une sœur non nés. Une perte abstraite mais qui ralentit considérablement la réalisation de soi, avec une culpabilité de vie où je ne m'estimais même pas le droit de vivre.

Je suis née avec le cordon autour du cou (comme si je savais qu'il ne fallait pas y aller), dans une famille des mines du 62, pour y être le "mouton noir". Un être à part, sensible, éveillé, destiné à libérer les poids du transgénérationnel et à oser le sacré en soi.

Comme tout mouton noir, j'ai subi, depuis le plus jeune âge, d'énormes incompréhensions, le fardeau de l'inconscience. À trop pleurer, j'ai été étouffée, secouée, psychiquement maltraitée et castrée dans mon droit à exprimer mes besoins, mes valeurs, mes idées, mes rêves et mes aspirations profondes.

Pendant l'enfance, pleurer n'était plus une option envisageable, tellement cela était dangereux. Alors je me suis tue ! J'ai tué mes ressentis, oublié mon innocence, mon besoin de sécurité, d'être aimée sainement.

Personne pour entendre qu'entre 6 et 8 ans, le masculin n'avait pas respecté mon intégrité. Personne pour remettre en question l'autorité féminine narcissique qui m'utilisait pour répondre à ses propres besoins et décharger ses angoisses. Être aimée faisait mal et c'était devenu normal !

Puis je suis devenue la 2ème maman de la nouvelle fratrie, pas le temps pour l'adolescence. Être forte et responsable mais sans vie à l'intérieur, à part des émotions retenues, des gastrites, des otites et du surpoids.

À 18/19 ans, j'ai profité de ma majorité pour m'éloigner de ce monde. Ce que je ne voyais pas à l'époque, c'était combien j'étais remplie de tristesse, de colère, submergée par ces sentiments d'injustice, d'abandon, d'humiliation, etc.

Et c'est à Lille que ma crise d'adolescence a explosé… Sex, drugs and rock'n'roll… Le week-end, j'étais en boîte à enfin oser danser, en mode boxeuse et antisociale, et la semaine sur les bancs de l'école d'infirmière…

J'avais malgré tout de bons résultats, mais je savais que ma place n'était pas dans la distribution de médicaments, ou de répondre aux ordres des médecins.

Un nouveau monde

J'ai intégré, en job étudiant, une association de soins à domicile et le travail d'aide-soignante nourrissait en moi l'envie d'aider les personnes âgées, d'apprendre de leurs vies et de leurs valeurs.

Recevoir des sourires même dans un état de souffrance, des encouragements même à bout de force, de la gratitude pour ma présence, parfois maladroite mais profondément humaine, a été pour moi un passage salvateur. Celui où j'ai compris que l'humain n'exigeait pas la perfection mais l'empathie, que l'amour et le respect n'attendaient pas la soumission mais le soutien, que les liens du cœur peuvent être bien plus puissants et positifs que ceux du sang.

Je pense que sans ces prises de conscience, je serais probablement morte et enterrée depuis longtemps. Soit par abus de drogues, soit pour avoir trop voulu sauver le monde au péril de mon âme !

J'ai arrêté mes études d'infirmière la dernière année puis j'ai travaillé 14 ans en tant qu'aide-soignante.

J'aimerais citer Lucie R., une mamie que j'ai suivie de ses 100 à 103 ans. Un petit bout de femme mais une force de la nature qui avait une foi expansive en la vie, en là-haut, et en moi !

Aujourd'hui, elle est un guide pour moi. Un lien sacré avec Marie, ce lien éternel d'amour inconditionnel, bienveillant et sécure, d'une maman présente pour nous toutes et tous.

À l'époque, je n'avais pas conscience de mes dons et de mes facultés médiumniques, j'étais une éponge émotionnelle, j'avais des ressentis sans y mettre de mots. Et surtout encore moins de mots sur mes maux !

Le milieu médical, paramédical, le rendement inhumain des maisons de retraite m'ont fait frôler de très près le burn-out.

Deuxième passage salvateur de ma vie, quand j'ai compris à quel point j'avais besoin de la nature, de m'éloigner du bruit de la ville pour mieux entendre celui en moi !

En 15 jours, j'ai eu la chance d'être en vacances en Haute-Savoie, pour y trouver un boulot et être hébergée dans la vallée d'Abondance. J'ai quitté le Nord avec ma Fiat rouge et quelques affaires pour commencer un nouveau chapitre de ma vie. Pas plus simple mais beaucoup moins violent.

J'ai arrêté les drogues dures du jour au lendemain, mis de la distance avec ma famille, pris l'opportunité de sortir des conditionnements et de l'auto-sabotage. Mais je saignais toujours de l'intérieur.

Briser les traumatismes transgénérationnels

Troisième grand passage, devenir maman ! Un seul objectif : ne pas reproduire ce que j'avais vécu ! Pas facile à faire quand son propre enfant intérieur n'a toujours pas été rassuré et pleure encore.

J'ai toutefois toujours eu cette foi en moi que je pouvais faire autrement, comme une revanche sur mon vécu, par amour pour mon fils que je veux voir s'épanouir librement.

Donner un sens à ma vie

Quatrième grand passage, ma reconversion professionnelle. Dès 2017, j'ai pu me former à différents massages et passer les différents niveaux de Reiki. Mon intuition était de plus en plus fine et j'ai commencé à lire les mémoires cellulaires lors des massages, à avoir des informations sur les traumas et le transgénérationnel.

Cinquième grand passage... 3 années de labourages chamaniques, à coups de purges, diètes, huttes, psy, cérémonies, des endroits où j'avais littéralement la tête plongée dans mon chaos intérieur, dans mes parts d'ombre, dans mes parts en souffrance, des émotions non accueillies, des traumas oubliés, de la rage camouflée, un gouffre de tristesse.

3 années durant lesquelles j'ai compris que ce retour en soi, même dans ce qui est moche, médiocre, était essentiel si je voulais me réaliser personnellement et professionnellement. D'abord devenir mon propre bon parent pour être une maman juste et digne de ce joli trésor.

3 années où j'ai pu enfin observer ce qui se jouait en moi, cette alternance entre les rôles de sauveuse, bourreau, victime. Aller à la rencontre de mes protecteurs pour enfin oser ma vulnérabilité. Me rendre compte que j'avais peur des femmes de pouvoir et réaliser à quel point le masculin me dégoûtait.

J'y ai aussi rencontré la médecine du tabac, du cacao et d'autres plantes, des personnes motivées dans leur chemin de guérison.

J'ai réalisé que le Divin circule aussi en moi, même avec mes parts d'ombre, mes imperfections, mes erreurs. Et j'ai commencé à croire que moi aussi, j'ai ma place dans le monde chamanique.

J'ai donc suivi, pendant 2 années, un apprentissage chamanique venu de Mongolie. J'ai appris des rituels de libération, à tisser du lien avec mes ancêtres et les animaux de pouvoir. J'ai accepté le pouvoir de la nature et des animaux avant celui des humains !

C'était l'heure pour moi d'aller à la découverte de mon propre pouvoir, ma puissance personnelle, ma souveraineté.

Des années de psychothérapies, constellations familiales, kinésiologie, discipline, prises de notes, prières, méditations, avec sur le chemin une diète à la rose où j'ai ancré en moi le choix de la douceur, de faire rire mon enfant intérieur, de laisser s'exprimer la femme sacrée que je suis.

Se relever même quand c'est difficile

Sixième passage difficile, celui où le papa de mon fils nous a quittés brutalement. Celui où j'ai mis les genoux à terre et me suis inclinée face au Grand Tout ! C'était en 2024.

Septième passage miraculeux ! Mon entrée en formation en neurosciences pour la libération des croyances limitantes inconscientes. En 1 année, j'ai moi-même pu bénéficier de ce protocole plusieurs fois. Constater le poids invisible mais tellement marquant et bloquant des croyances limitantes.

Et c'est avec joie et gratitude que je mets cet outil libérateur à votre service et au service de la Conscience aujourd'hui.

J'ai souvent utilisé le mot "passage". J'aurais pu mettre chance/malchance aussi ! Mais je tiens à souligner que l'évolution personnelle ne tient pas qu'au facteur chance ou pas. Mais elle réside surtout dans les choix que nous faisons, osons, dans l'engagement régulier que nous prenons pour nous-mêmes ! Dans la façon dont nous surfons sur les vagues !

La vie est une continuité de passages et je serai ravie, grâce à mes expériences, les enseignements reçus, mes dons et mes différents alliés visibles comme invisibles, de vous accompagner, de vous aider à trouver les meilleures clés pour ouvrir les portes de votre épanouissement personnel.

Mon objectif est de vous rendre autonome dans votre mieux-être, pour tisser la vie qui vous fait vibrer !